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Fiscalité:
Vous allez quitter la
France, vous n'êtes pas pour autant dispensé
de toute obligation envers votre administration fiscale.
Dix jours avant votre
départ, vous devez établir une déclaration
provisoire concernant vos revenus du 1er janvier à
la date de votre départ. Il vous faudra payer immédiatement
l'impôt exigible, de même que les impôts
déjà mis en recouvrement ou en cours d'établissement.
Le percepteur vous remettra alors une attestation fiscale,
" quitus ", preuve de votre paiement anticipé
de l'impôt.
Il vous faudra ensuite
déterminer votre domiciliation fiscale définitive,
votre régime d'imposition, ainsi que les formalités
qui s'y rapportent.
Définition :
Pour le contribuable expatrié, la notion de domicile
fiscal est primordiale. Cette notion repose sur quatre critères
:
- Disposer d'une habitation en France, à quelque
titre que ce soit.
- Résider plus de 183 jours par an en France.
- Exercer une activité professionnelle à
titre principal en France.
- Disposer sur le territoire métropolitain de la
majorité de ses centres d'intérêts économiques.
Vous êtes fiscalement domicilié en France
:
Si vous répondez
à ces critères, vous êtes dans le même
cadre fiscal que tous les contribuables français. Votre
déclaration porte sur l'ensemble de vos revenus. Néanmoins,
la législation a prévu trois cas d'exonération
liés à l'activité effectuée à
l'étranger.
Pour pouvoir bénéficier
de ces exonérations, il est nécessaire :
- que votre employeur soit établi en France et que
vous soyez amené à vous déplacer à
l'étranger.
- que vous passiez au moins 183 jours, de façon
continue ou non à l'étranger
sur une période de douze mois consécutifs.
- que vous rentriez dans le cadre de certaines activités
dites " à risques " (chantiers, prospection
ou extraction de ressources naturelles). Il existe aussi
une tolérance dans le cadre de la prospection de
marchés commerciaux en vue d'une implantation française
à l'étranger.
Si vous avez réglé
un impôt à l'étranger, au moins égal
aux deux tiers de celui que vous auriez dû payer en
France, vous serez exonéré. Toutefois, il vous
faudra produire à l'administration fiscale française
le montant de vos rémunérations et l'avis d'imposition
à l'étranger.
Si vous ne pouvez pas
profiter d'une exonération totale, les suppléments
de rémunération, liés à votre
activité à l'étranger, peuvent par contre
être exonérés, selon des critères
laissés à l'appréciation de l'administration
fiscale française.
Vous n'êtes pas fiscalement domicilié en France
:
La grande majorité
d'entre vous exerçant à l'étranger ne
sont pas fiscalement domiciliés en France.
Deux principes régissent votre mode d'imposition :
Votre pays a conclu une convention fiscale avec la France
:
La France a signé des conventions fiscales avec
un certain nombre de pays, dans le but d'éviter les
problèmes de double imposition. Chaque convention
fixe le lieu d'imposition et le type de revenu concerné.
Une convention est assimilée à un traité
international. Les dispositions édictées prévalent
sur la loi française, il convient de bien en connaître
le contenu. Pour vous procurer les textes de chaque convention
fiscale, vous pouvez soit vous adresser à l'autorité
consulaire dont vous dépendez, soit en faire la demande
aux journaux officiels.
Votre pays de résidence n'a pas conclu de convention
fiscale avec la France :
Vous êtes passible de l'impôt sur le revenu
à raison de vos seuls revenus de source française.
Le principe veut que vous soyez imposé sur vos seuls
revenus de source française (salaires, pensions,
revenus immobiliers, plus-values et rentes viagères).
Le mode d'imposition de ces revenus est, généralement,
la retenue à la source. Ce prélèvement
est versé à l'administration fiscale au plus
tard le 15 du mois suivant. Pour le calcul de l'assiette
de l'impôt, il convient de pratiquer une déduction
de 10% puis un abattement de 20% sur le net imposable. Enfin,
le calcul de la retenue à la source s'effectuera
selon un barème fiscal.
Expatriés ! Et vos autres impôts ?
- La taxe d'habitation :
Comme le contribuable français, l'expatrié
propriétaire, et qui conserve la jouissance d'un
bien immobilier en France, est assujetti au paiement de
la taxe d'habitation. Si cette taxe concerne sa résidence
principale, il pourra bénéficier d'une exonération
d'impôt sur ses dépenses de ravalement, d'isolation
thermique et de régulation du chauffage (comme s'il
était résident français).
La taxe d'habitation sera payée même si l'expatrié
n'occupe jamais personnellement son logement français.
Elle ne sera pas due si le logement est loué ou s'il
n'est pas habitable.
- La taxe foncière :
La taxe foncière reste due sur toutes les propriétés
bâties et non bâties.
- La redevance télévision :
Vous êtes soumis à cette redevance dès
lors que vous possédez un poste dans l'habitation
que vous conservez en France. N'hésitez pas à
demander une exonération auprès de votre centre
régional de la redevance si votre habitation reste
inoccupée pendant votre séjour à l'étranger
ou si vous emportez votre téléviseur dans
pays de résidence.
- La CSG et la CRDS :
Ces taxes ne sont pas dues par les salariés non-résidents
de France, même si la rémunération est
effectuée par une entreprise française.
- L'Impôts de Solidarité sur la Fortune (ISF)
Les personnes physiques domiciliées en France dont
la valeur nette du patrimoine excède 4 700 000 F,
au 1er janvier 2001, sont soumises à l'ISF. En tant
que non-résident fiscal, les biens possédés
à l'étranger ne sont pas pris en compte. L'impôt
porte uniquement sur les éléments de patrimoine
situés en France. Les placements financiers effectués
en France sont également exonérés d'ISF,
à l'exception des titres de SCI et de SCPI.
Les régimes de transition : au départ et
au retour
Au départ :
Si vous partez en cours d'année, vous êtes redevable
de l'impôt pour la période antérieure.
Vous devez immédiatement remplir une déclaration
dans les dix jours qui précèdent la date de
votre départ. L'imposition prend effet immédiatement.
Au retour : Si vous regagnez
définitivement la France, vous redevenez résident
fiscal et donc un contribuable normal, à compter de
la date officielle de votre retour. Si vous avez déjà
payé des impôts en France, vous serez imposé
globalement, c'est à dire sur les revenus que vous
avez perçus depuis votre retour, mais aussi sur l'ensemble
de ceux perçus à l'étranger de source
étrangère ou française.
Enfin, sachez qu'un contribuable,
domicilié à l'étranger, peut être
invité à désigner, en France, un représentant
(cabinet fiscal, banque ou organisme spécialisé)
qui sera habilité à répondre aux demandes
concernant l'assiette, le recouvrement et le contentieux de
ses impôts.
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