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L'Expatriation
Vous serez considéré comme expatrié
aux yeux de la Sécurité Sociale si vous appartenez
à l'une des catégories suivantes :
- Vous êtes envoyé en poste à l'étranger
et votre employeur n'a pas opté pour le détachement.
- La durée de votre séjour est supérieure
aux limites légales du détachement ou vous
êtes détaché mais votre mission se prolonge
au-delà des limites autorisées.
- Vous êtes embauché directement par une société
étrangère.
- Vous êtes embauché par l'intermédiaire
d'une société française mais pour le
compte d'une filiale étrangère.
Les formalités :
Vous dépendrez
entièrement du système de protection sociale
du pays où vous travaillerez. Si vous estimez que cette
protection sociale est insuffisante, vous pouvez adhérer
soit :
- à l'assurance volontaire auprès de la Caisse
des Français de l'étranger (CFE).
- à des régimes privés de protection
sociale, avec couverture au premier franc.
La Caisse des Français de l'étranger, c'est
:
- une assurance pour TOUS les Français qui travaillent
ou vivent à l'étranger (salariés, étudiants,
travailleurs indépendants et personnes sans activité
professionnelle
).
- une protection sociale sur mesure adaptée à
votre situation professionnelle et familiale, avec des tarifs
compétitifs, moins chers que la Sécurité
Sociale française.
- une garantie prévue par le législateur.
- une Caisse d'assurance volontaire en fort développement.
- des moyens humains et informatiques de qualité à
la disposition des dossiers des expatriés.
Adhérer à la Caisse des Français de l'étranger,
c'est la suite logique, le lien indispensable avec le régime
général français de la Sécurité
Sociale. A votre retour, l'accomplissement de vos formalités
sera également facilité.
L'adhésion à la CFE ne vous dispense pas des
cotisations aux régimes obligatoires du pays d'expatriation.
Elle est toujours individuelle même si vous êtes
salarié d'une entreprise mandataire de son personnel.
Il est recommandé d'adhérer le plus tôt
possible. La CFE vous envoie, sur simple demande de votre
part et à tout moment, un bulletin individuel que vous
devrez compléter et renvoyer, accompagné de
tous les documents exigés (carte nationale d'identité,
carte de sécurité sociale, RIB, certificat de
scolarité pour les enfants de plus de 16 ans, copie
de votre contrat de travail ainsi que vos trois derniers bulletins
de salaire). Vous recevrez ensuite une notification de votre
adhésion et des exemplaires de feuilles de soins à
utiliser à l'étranger.
Votre adhésion prendra effet au premier jour de votre
activité salariée à l'étranger.
L'adhésion à la CFE n'exonère pas des
cotisations du régime de protection sociale étranger.
Le cas échéant, vous aurez alors à payer
une double cotisation.
Les prestations servies :
o Les prestations en nature
A l'étranger, les prestations maladies sont les mêmes
que celles du régime général français.
Mais attention, cela signifie que vos remboursements de
soins ne seront pas basés sur des dépenses
réelles mais sur les barèmes français.
Les prestations maladie-maternité sont versées
à l'assuré et à ses ayants droit :
conjoint ou concubin, enfants jusqu'à 16 ans ou étudiants
jusqu'à 20 ans. Attention, l'ayant droit ne doit
exercer aucune activité professionnelle et être
à la charge de l'assuré pour bénéficier
de ces prestations.
Les frais pharmaceutiques sont, en principe, remboursés
à 65% des frais réels ou limités au
coût d'un traitement identique en France.
En cas d'hospitalisation, vous devez faire l'avance des
frais, sauf si vous êtes hospitalisé dans un
des établissements de soins avec lesquels la CFE
a passé une convention. Pour connaître ces
établissements, contactez la CFE.
L'assurance invalidité prévoit le versement
d'une pension mensuelle permettant de compenser la perte
de salaire suite à une maladie ou un accident. Seul
l'assuré peut en bénéficier. Elle est
toujours attribuée à titre temporaire et peut
être révisable si l'état d'invalidité
se modifie. Cette pension, versée jusqu'à
60 ans, est maintenue après le retour définitif
en France.
En France, la CFE vous couvre automatiquement ainsi que
vos ayants droit pour une durée inférieure
à trois mois. Pour une durée de trois à
six mois, la CFE vous prend en charge si vous avez souscrit
à une option au moment de votre adhésion.
o Les prestations en espèce
Ces prestations comprennent les indemnités journalières
maladie-maternité, capital décès, auxquelles
il faut ajouter également la prestation " voyage
d'expatriation ". Pour en bénéficier,
il faut en faire la demande au moment de l'adhésion
: elles sont toutes en option par rapport au régime
de base.
o Les prestations familiales
Si vous êtes affecté dans un pays de l'U.E.,
vous bénéficiez des prestations du régime
local, même si votre famille ne réside pas
dans le pays. Demandez le formulaire E405 à votre
Caisse d'allocations familiales (CAF). Si votre famille
reste en France, elle peut bénéficier des
prestations françaises, mais celles-ci ne sont pas
cumulables avec les prestations locales.
Si votre conjoint travaille en France, vous percevrez en
priorité les allocations familiales françaises.
S'il ne travaille pas en France, vous percevrez les allocations
du pays d'accueil, complétées éventuellement
d'un différentiel par la France.
Si vous êtes affecté dans un pays hors U.E.,
vous avez droit aux prestations familiales locales, mais
si vos enfants restent en France, contactez votre CAF, la
décision d'attribution d'allocations françaises
étant prise au cas par cas.
La retraite :
En règle générale,
vous serez affilé au régime local d'assurance
vieillesse.
Dans un Etat membre de l'U.E., vos droits acquis en France
et ceux acquis dans le pays d'expatriation seront cumulés.
Au moment de percevoir votre retraite, vous recevrez de chacun
des pays dans lesquels vous avez cotisé, le plus élevé
des deux montants.
Dans un Etat lié
à la France par une convention de sécurité
sociale, c'est le texte de la convention qui déterminera
la procédure à suivre.
Dans un Etat non-signataire
d'une convention avec la France et hors U.E., tous vos droits
seront perdus. Vous cotiserez au régime local, s'il
est obligatoire, et liquiderez vos retraites séparément.
La seule solution pour conserver la plénitude de vos
droits acquis en France est d'adhérer au régime
volontaire d'assurance vieillesse de la CFE, ainsi que votre
conjoint(e) au cas où celui/celle-ci devrait quitter
son emploi pour vous accompagner.
Vous pouvez également
effectuer un rachat de cotisations dès votre retour.
Contactez la CNAV
Le chômage :
Si vous partez dans
un pays de l'U.E., vous devrez obligatoirement cotiser à
une caisse locale d'assurance chômage. Votre entreprise
doit se charger des modalités d'inscription. En cas
de perte d'emploi, pour percevoir vos droits, vous devez rester
et rechercher un travail dans le pays d'accueil. Si vous rentrez
en France sans avoir épuisé la totalité
de vos droits, l'ASSEDIC prendra le relais durant trois mois.
Si vous partez dans un
pays hors U.E. et que votre entreprise est implantée
en France, vous serez affilié au régime français
d'assurance chômage. Votre employeur paiera les cotisation
et, en cas de perte d'emploi, vous percevrez normalement vos
droits. Attention, il faut vous inscrire à l'ANPE dans
les douze mois qui suivent la rupture de votre contrat de
travail.
Si votre entreprise n'est
pas implantée en France, votre affiliation est facultative.
Dans ce cas, vous ou votre employeur avez la possibilité
de souscrire une assurance auprès du Groupement des
Assedic de la Région Parisienne (GARP).
Si votre époux
ou votre épouse quitte son emploi en France pour vous
suivre à l'étranger, il ou elle peut bénéficier
des indemnités Assedic à son retour en métropole,
à condition que votre séjour ne dépasse
pas quatre ans. Pour cela, il ou elle devra s'inscrire avant
son départ à l'ANPE dont dépend son domicile
français. Dès son retour, pour percevoir ses
droits, il ou elle devra présenter à l'ANPE
la preuve de la durée de son séjour ainsi que
sa lettre de démission.
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